La vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants.

samedi, 9h32, je me lève après une soirée filles où j’ai bu un bon tarriquet et 2 ou 3 verres de rouge….pas de quoi me filer une gueule de bois. Et cette précision sur ma dose d’alcool est importante pour la suite…..

Donc je me lève…

Et je vais vider ma vessie pleine après quelques heures de dodo.

Et j’entends Mister Happy dire à son père:

« Papa…. maman elle a dû boire beaucoup de bières hier soir, son pipi il est long! »

 

Publicités

« des Chrétiens et des Maures » de Daniel Pennac

Je continue avec plaisir ma relecture de la saga Malaussène. Après Au bonheur des ogres, la fée carabine, la petite marchande de prose, Monsieur Malaussène voici un petit livre dont l’histoire concerne Le Petit, frère de Benjamin Malaussène.

C_Des-Chretiens-et-des-Maures_2430

 

«Un matin, le Petit a décrété :. – Je veux mon papa.Il a repoussé son bol de chocolat et j’ai su, moi, Benjamin Malaussène, frère de famille, que le Petit n’avalerait plus rien tant que je n’aurais pas retrouvé son vrai père. Or ce type était introuvable. Probablement mort, d’ailleurs.Après deux jours de jeûne le Petit était si transparent qu’on pouvait lire au travers. Mais il repoussait toujours son assiette :. – Je veux mon papa.».

Ouvrons une parenthèse.

Dans ce récit, la famille Malaussène récupère Isaac Sidel, le commissaire new-yorkais de la série noire de Jerome Charyn, et l’arrache aux griffes de Belleville. Le livre est paru en 1996. En 1998, Charyn poursuit le crossover dans Appelez-moi Malaussène qui raconte une nouvelle escapade de Sidel à Paris au cours de laquelle il découvre qu’il a autrefois engendré un enfant Malaussène.

Ces deux récits, en jumelant leurs univers, utilisent un intertexte commun, « Bartleby », et le syndrome éponyme pour tisser leurs méditations respectives sur les questions, de l’identité et du nom, de la paternité et de la fraternité fictionnelle.

Fermons la parenthèse.

Je crois que je vais me répéter encore et encore! Des personnages touchants, une histoire originale, une fin inattendue….

Bref, à lire!

L’insouciance enfantine

Mercredi, 18h06, nous revenons du cours de danse de Miss Wonder.

Trottinettage pour les petits…et moi qui essaie de suivre derrière.

Passage par le parc du village.

3 personnes âgées devant qui se promènent et papotent sur toute la largeur du large chemin.

Miss Wonder qui file comme l’éclair mais se voit ralentie par ces 3 personnes….

Elle se retourne vers moi et me crie outrée:

« Maman, les mamies elles vont trop doucement!….. »

Y a un trou dans ce parc, que je me cache?

Cette petite fille qui m’adresse la parole, je la connais?

« Miss Wonder, si tu veux les doubler tu sais comment faire, tu dis « pardon! »  »

Les « mamies » rigolent et une d’elle me dit « c’est beau l’insouciance enfantine ».

18h22: nous arrivons. Notre voisin Hman fume son herbe devant chez lui, la musique rasta reggae à fond la caisse dans sa caisse….

Et je vous laisse deviner ce que fait Miss Wonder……. le cours de danse est reparti!!!!

 

Et puis vendredi à 17h32 à la Biocoop, quand Miss Wonder a une envie subite de visiter les toilettes du magasin, je le raconte?

Moi:  » Va demander au vendeur là-bas où elles sont. »

Et là tu t’aperçois que le dit vendeur est accroupi et que l’on voit la moitié de ses fesses et que tu connais l’insouciance enfantine de ta fille….

Je vous laisse deviner comment ça s’est terminé! Elle a commencé sa question, et est partie dans un grand rire en disant « on voit tes fesses! ».

La vérité sort de l’insouciance enfantine!

« Monsieur Malaussène au théâtre » de Daniel Pennac

Pour la fan de la saga que je suis, je me devais de redécouvrir ce petit livre. ce fut chose faite! Et en une soirée! Bon… en même temps… il n’a que 80 pages ce livre.

51EyaAhxhML._SX195_

 

Enceint, Malaussène. À qui se confier, dans cet état ? Au nouveau venu, évidemment. Tout le monde vous le dira : il faut leur parler avant l’atterrissage. Mais voilà que le nouveau venu prend la parole à son tour : ‘Père, quand vous serez passé par ce que j’ai vécu avant de naître, vous pourrez l’ouvrir !’

Il n’y a pas véritablement d’histoire mais on retrouve des moments croustillants des livres précédents de la saga. C’est plus un enchaînement de remarques, de conseils et de paroles. Tout cela étant adressé au fils de Benjamin et Julie avec un humour décalé.

Bien sûr, mieux vaut lire ce livre quand on a lu le saga et bien sûr ce livre n’apporte aucune suite à l’histoire des Malaussène, mais sa lecture fait passer un bon moment de détente et de plaisir.

« La nuit des temps » de René Barjavel

C’est grâce au concours organisé par Carine sur son blog que j’ai pu lire et découvrir ce superbe roman.

J’avoue que je ne suis pas très roman de science-fiction mais quand j’ai lu le résumé et quand j’ai entendu les avis enthousiastes, je me suis dis que ça devrait me plaire.

la-nuit-des-temps

Dans l’immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace…

Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? « La nuit des temps », c’est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d’amour passionné.

Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d’Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.

Et effectivement, cela m’a beaucoup plu. Un petit bijou de la littérature.

Bien sûr, l’histoire d’amour m’a beaucoup touchée et émue. Elle est sublime.

Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est l’intrigue, le fait qu’on reviennent 900 000 ans en arrière avec une civilisation avant la nôtre. Une civilisation qui nous semble plus brillante, plus puissante mais qui finalement sera anéantie par la faute des hommes par la guerre. On ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec notre civilisation d’aujourd’hui. Et puis quand on sait que le roman a été écrit dans les années 60, on peut dire que ce roman n’a pas pris une seule ride.

On sort de cette lecture à l’écriture fluide, pleine d’actions, de sentiments, de rebondissements, on en sort l’esprit rempli de réflexions.

Si vous n’avez pas lu ce livre, je vous le conseille vivement!

« Monsieur Malaussène » de Daniel Pennac

Suite de la saga Malaussène après Au bonheur des ogres, La fée Carabine et la Petite Marchande de Prose.

sm_C_Monsieur-Malaussene_2595

 

Et si pour une fois, la tribu Malaussène s’agrandissait par le fils, et non par la mère ? Et si Malaussène, rescapé, recousu, réanimé d’un précédent épisode (La Petite Marchande de prose) décidait de sauter le pas avec sa Julie d’amour, revenue elle aussi d’encore plus loin (La Fée carabine) ? C’est vrai que d’habitude, dans la tribu, on fête une naissance à chaque fois que la mère est amoureuse : elle part vivre son amour loin des yeux mais jamais loin du cœur, et puis elle « réapparaît », enceinte, pour repartir sitôt le petit nouveau bien arrivé. Mais cette fois, elle est revenue toute seule, désemparée et muette. Alors, c’est au tour de Ben de prendre la relève. Sauf qu’évidemment, à Belleville, ça ne peut pas se passer aussi simplement : sinon on ne serait pas chez les Malaussène… Pour la quatrième fois, Pennac nous fait la grâce de redonner vie à son héros, et comme les enfants quand Ben leur raconte des histoires, on se surprend presque à crier « la suite, la suite !  » 

Mon conseil avant de lire ce livre est d’avoir lu les autres avant et dans l’ordre de préférence! Ce sont des véritables lectures plaisirs et pour une meilleure compréhension et donc un plus grand bonheur de lecture, il est certain qu’il faut avoir lu les autres avant celui-ci.

Et puis, lorsque vous aurez ce livre entre les mains, laissez vous entraîner sans résistance dans l’univers Pennac ! Il y a des invraisemblances et des coups de théâtre rocambolesques, peu importe, les renversements de situation peu crédibles? et alors?.. Il s’agit de l’ambiance Pennac nous racontant l’Univers Malaussène… et c’est ce qui fait le bonheur et le plaisir qui ressort de ces pages.

Ce livre c’est un mélange des genres, des extrêmes: poésie et policier, romanesque et thriller, réalisme et invraisemblance.

Et une fois que vous serez dedans…

« L’inconnu célèbre » de Bruno Heitz

Pour ma classe, j’ai organisé un rallye lecture sur l’école. Ça me permet de découvrir des livres et notamment celui-ci.

CVT_LINCONNU-CELEBRE_9450

Même si leurs parents se détestent, Tom et Jo sont inséparables. C’est ensemble qu’ils vont à l’école, ensemble qu’ils transforment leur jardin en jungle, ensemble qu’ils rusent pour éviter les adultes, ensemble qu’ils reproduisent un tableau pour l’école après une visite au musée. Et c’est donc ensemble qu’ils décident de monter un formidable coup pour devenir célèbres… !

J’ai apprécié l’intrigue bien trouvée et qui permet aux enfants de connaître quelques artistes comme Chaissac (et comme par hasard, j’ai un totem fait à la manière de Chaissac dans ma classe, créé lors de la visite de sa maison-musée!). Quelques illustrations d’œuvres auraient été bienvenues pour les lecteurs paresseux d’aller chercher!

J’ai apprécié aussi le fait que les enfants puissent s’identifier facilement même si la vision de l’école est quelque peu romancée!

Un livre qui se lit très facilement.

« La Petite Marchande de prose » de Daniel Pennac

Un grand plaisir renouvelé de retrouver la saga Malaussène après « Au bonheur des ogres » et « la fée carabine ».

Plus j’avance dans l’histoire de la saga « Malaussène », plus j’en deviens accroc….et c’est une relecture qui plus est!

C_La-Petite-marchande-de-prose_897.jpeg

 

 » L’amour, Malaussène, je vous propose l’amour ! « L’amour ! J’ai Julie, j’ai Louna, j’ai Thérèse, j’ai Clara, Verdun, le Petit et Jérémy. J’ai Julius et j’ai Belleville… » Entendons-nous bien, mon petit, je ne vous propose pas la botte ; c’est l’amour avec un grand A que je vous offre : tout l’amour du monde ! « Aussi incroyable que cela puisse paraître, j’ai accepté. J’ai eu tort. « Transformé en objet d’adoration universelle par la reine Zabo, éditeur de génie, Benjamin Malaussène va payer au prix fort toutes les passions déchaînées par la parution d’un best-seller dont il est censé être l’auteur.Vol de manuscrit, vengeance, passion de l’écriture, frénésie des lecteurs, ébullition éditoriales, délires publicitaires, La petite marchande de prose est un feu d’artifice tiré à la gloire du roman. De tous les romans.

 » La petite marchande de prose  » est le troisième tome de la série Malaussène. Il est drôle et loufoque.

L’ambiance est toujours la même, les personnages sont tous plus fous les uns que les autres, l’intrigue toujours aussi tordue !

L’histoire est tirée par les cheveux mais m’a bien fait réfléchir.

Pendant tout le livre, on récolte des informations, on note des détails, on cherche et finalement on est toujours surpris.

J’ai lu quasi d’une traite la seconde partie du roman….

« la Fée Carabine » de Daniel Pennac

Après « Au bonheur des ogres », voilà la suite de la saga Malaussénienne.

CVT_La-Fee-Carabine_1862

 

«Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c’est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ?»
Ainsi s’interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, cœur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d’un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l’innocence même («l’innocence m’aime») et pourtant… pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

A Belleville, être un petit vieux ou une petite vieille, c’est dangereux !

Les uns sont drogués, les autres se font égorgées au rasoir !

Mais la police est là avec des inspecteurs aux méthodes peu orthodoxes et d’autres plus humains.

Benjamin Malaussène est le premier soupçonné…..on est bouc-émissaire ou on ne l’est pas! Il héberge des vieillards anciens camés.
 » La fée carabine  » est une enquête pleine de suspense. On se laisse d’autant plus facilement prendre à l’histoire que tous les personnages ont leur petite personnalité. Le ton est léger, familier mais aussi mordant.

Un livre à lire pour un bon moment de plaisir.

Quand ils jouent…

Samedi 11h04, aucun bruit à l’étage….Monsieur Mon Mari m’en fait la remarque: « Que font ils les petits? on entend rien, c’est bizarre! »

Je pense comme lui (et vous aussi hein?!)

Qu’est-ce qu’on est mauvaise langue!

Ils jouaient tranquillement chacun dans sa chambre….chacun avec leur univers…

IMG_20170930_115220

Eh là je sens la question qui vous taraude…..la même que j’ai posée à MMM en redescendant….

« Qui va attaquer l’autre le premier…..les soldats de Mister Happy ou les petits poneys de Miss Wonder? »

Pfff encore une fois nous sommes des mauvaises langues….plus d’une heure de jeu calme avec rangement à la fin!

Incroyable mais vrai et c’est du bonheur!

« Au bonheur des ogres » de Daniel Pennac

Daniel Pennac est un des lecteurs que j’aime beaucoup beaucoup.

J’avais lu la Saga Malaussène en 2001….

J’ai eu envie de m’y replonger avec mon esprit vieilli de 16 ans….

CVT_Au-bonheur-des-ogres_2413

 

Côté famille, maman s’est tirée une fois de plus en m’abandonnant les mômes, et le Petit s’est mis à rêver d’ogres Noël.

Côté coeur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).

Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j’étais là aussi pour l’explosion de la troisième, ils m’ont tous soupçonné.

Pourquoi moi ?

Je dois avoir un don…

note de l’éditeur

Benjamin Malaussène, employé comme bouc émissaire dans un grand magasin parisien, devient rapidement celui de la police, lorsque des explosions meurtrières surviennent. Il va devoir, avec sa tribu de famille, mener sa propre enquête pour sauver sa tête.

Benjamin Malaussène, bouc émissaire très attachant est plein d’humanité.

La famille Malaussène est irrésistible. Et les autres personnages qui gravitent autour sont hauts en couleurs….même le chien épileptique et attachant nous fait rire.

Daniel Pennac est un magicien des mots. Il a écrit une intrigue tarabiscotée pleine de rebondissements.

16 ans après une première lecture, j’y trouve encore mon bonheur, d’une autre façon…sans doute moins naïve….